Buena Onda en San Marcos Sierras

28 avril 2015 > 9 mai 2015

Buena Onda en San Marcos Sierras

San Marcos Sierra est un village de 4000 habitants, dans la région de Cordoba, bourré de communautés alternatives avec plein de gens sympas et intéressants. Le paysage et le climat sont un peu comme en méditerranée, il y fait beau tous les jours. 2 mois par an (juillet août), il fait plus froid. La plupart des routes sont en terre battue, il n’est pas rare de voir des gens se promener à pied, à vélo, à cheval et bien sûr il y a aussi des voitures, plutôt 4X4. Il y a une dynamique alternative intéressante, avec plusieurs communautés ou modes de vies alternatifs. Presque chaque propriété produit et/ou diffuse une richesse : nourriture (fruits et légumes, œufs, fromage…) ou activité artistiques, culturelles, spirituelles.

Sanmarcos

Serenata

Serenata est un lieu arboré où habitent German et Lila, chacun a sa maisonnette, ils partagent les parties communes. Ils sont 100 % autonomes en ressources : un panneau photovoltaïque de 1,5m² avec une batterie leur offre une autonomie en électricité (leurs équipements se résumant à la lumière et l’informatique). L’eau potable provient de la nappe, elle est pompée par une éolienne puis stockée dans un réservoir sur le toit de la maison. Le chauffage de l’eau, et la cuisine se fait au feu de bois, bois qu’il ont en abondance dans leur propriété. Ils ont aussi un potager, un poulailler et un clapier à lapins qui leur permet une certaine autonomie alimentaire. Lila est d’origine portuguaise, elle enseigne la danse méditative et circulaire, elle fait aussi des massages ayurvédiques. Le site dispose d’ailleurs d’un « Temple » pour pratiquer la danse, la méditation et faire les cours. Il s’agit d’un bâtiment en bois octogonal en bois et chaume, le plan est basé sur la géométrie sacrée. German est d’origine mexicaine, de Tijuana, il donne aussi des cours de Tai Chi et d’Anglais.

Je suis restée une semaine à vivre dans ce lieu avec Annika (autrichienne, 18 ans) et Pauline (allemande, 19 ans). c’était une superbe expérience, inspirante, riche en discussions sur l’économie, la géopolitique, la permaculture, l’éco-construction, l’astronomie, et sur la spiritualité et les mythologies…  avec une routine terre à terre, jardinage, nourriture pour les poules et feu de bois. Je serais restée volontiers plus longtemps, y construire ma petite maison autonome… mais j’ai un avion à prendre dans 3 semaines et je n’ai pas encore visité le Chili !

Serenata

Serenata2c     TempleTemple2  Serenata 1  Serenatateam

J’ai visité aussi d’autres lieux dans les environs :

Yakumama

Un site qui à 3 ans et 4 habitants fondateurs. 7 volontaires ont 5 français étaient présents quand j’ai visité le lieu. Les constructions sont faites en terre crue et avec différentes techniques : sac remplis de terre et enduit terre, paille et enduit terre, pisé, « torchi-armé ». Leur projet est de créer un éco-lieu afin de sensibiliser sur la construction en terre-crue.

Yakumama  Yakumama construction géometrie sacrée  Yakumama four et machine à laver    Yakumama cuisine

Nueva Castalia

13 personnes y habitent, chacun a sa maison, avec des éléments en commun. J’y ai fait un atelier « Danse renaissance », cela m’a ouvert sur d’autres perspectives de vie… Ils proposent aussi une multitude d’autres choses spirituelle : signe maya, hypnose, phytothérapie, constellations familiales, lecture d’aura, méditation, …

Chez Dani à Capilla del Monte

Capilla del Monte est une ville à 30km, connue pour le tourisme du paranormal, un lieu où on pourrait observer des OVNI dans le ciel, et puis  qu’il aurait un passage pour aller à une ville souterraine sous la montagne, ou bien encore qu’il y a une énergie spéciale liée à la présence importante de quartz… En tout cas, Daniel artisan, y a une maisonnette autoconstruite de 7 m², faite de récup’, éclairée à la bougie et chauffée au poële. Il nous a accueilli une nuit avec aussi Annika  et Pauline, mes compagnes de voyage du moment.

Capilla del monte

 

Le village hippies de San Jorge

80km plus loin, dans le village de San Jorge, il y a un chemin, une colline, un bois et des maisons parsemées, autoconstruites aux formes organiques, en terre crue et bois du site, des bouteilles et pare-brises pour les vitrages et des toitures végétalisées avec panneau photovoltaïque et il y a aussi des poules, des lapins et des enfants qui courent partout. J’ai notamment rencontré Anna et Luis qui se sont installés là depuis 2 ans avec leurs 3 enfants. Ils viennent de la banlieue de Buenos Aires et ce déménagement s’accompagne d’un changement de vie, de leur approche à l’argent et au travail, une histoire de vie assez récurrente.

San Jorge

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